Réformes des retraites: Que font nos voisins ?
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réformes des retraites :
Que font nos voisins ?
Depuis le 12 avril dernier, le gouvernement français et les partenaires sociaux se consacrent pleinement à l’épineux dossier des retraites. Face à des déséquilibres financiers causés par le vieillissement de la population, le système actuel divise tout en se plaçant au cœur de la solidarité nationale. Tous les pays européens sont confrontés aux même débats en matière de retraite. Retour sur ces réformes qui varient d’une nation à l’autre.
Des réformes par petites touches
La plupart des pays d’Europe occidentale, dont la France, ont instauré un système de retraite basé sur un principe de répartition, donc sur un principe de solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle. Parmi les exceptions : l’Irlande et le Royaume-Uni dont les régimes s’appuient principalement sur de règles de capitalisation. Quand aux réformes structurelles, seules la Suède, la Slovénie, l’Italie et la Pologne y ont fait appel. Ailleurs, même si chacun essaie d’assurer la pérennité du système, les régimes ne se renouvellent que par petites touches, changeant tous les 5 à 10 ans. Pourquoi ? Tous les pays du monde sont actuellement confrontés à la même situation démographique : les naissances diminuent et la durée de vie augmente constamment, tout comme le temps passé à la retraite. Conséquence : le recul de l’âge de sortie de la vie professionnelle est à l’ordre du jour pour la plupart, dans le but de travailler plus longtemps et s’assurer ainsi une meilleure pension. Actuellement, en Europe, l’âge légal de départ à la retraite est fixé presque partout à 65 ans. L’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et les Pays-Bas l’ont repoussée à 67 ans tandis que la Grande-Bretagne souhaite passer à 68 ans avant 2046. Pour l’instant, la France fait figure d’exception avec un départ en retraite fixé à 60 ans.
Long consensus : clé du succès ?
Près de 15 ans, c’est le temps qu’il a fallu à la Suède pour trouver un accord. En effet, après un long processus expliqué par une espérance de vie des plus élevées en Europe (84 ans pour les femmes et 77 ans pour les hommes, ce pays a régi son système en 1998. Aujourd’hui, la majorité des spécialistes s’accordent à dire que la Suède est, avec la Finlande, le modèle à suivre. Leurs fonctionnements se reposent sur deux régimes obligatoires : des éléments de capitalisation et un régime par répartition. Comme l’explique l’économiste Michel Godet, « ils ont mis en place un système de retraite à point (…) En fonction du nombre d'années de cotisation, le salarié cumule des points. Et au moment du départ en retraite, la valeur du point dépend de la valeur de la production du moment et du nombre d'actifs. ». Le calcul du niveau des retraites se fait donc en fonction du nombre d’actifs au moment du départ en retraite et de la richesse du pays. Ainsi, si le pays prospère et s’enrichit, tout le monde fait de même, y compris les retraités. Partir tôt avec une pension honorable ou travailler plus longtemps pour avoir une meilleure retraite, le choix est laissé aux salariés suédois et finlandais. Mais selon la Banque mondiale, tout n’est pas parfait. Ajoutez un peu de minimum vieillesse, une petite dose de retraite par capitalisation et la Suède deviendra, c’est sûr, le numéro 1 en matière de retraites.
France : Nicolas Sarkozy joue le tout pour le tout
Faut-il prendre exemple sur la Suède ? Augmenter les cotisations ou leur durée ? Modifier voir supprimer les régimes spéciaux ? Reculer l’âge de départ à la retraite ou encore réduire le montant des pensions ? Nicolas Sarkozy a promis de mettre « tous les dossiers sur la table » si rien ne se passe d’ici à l’été 2010. Quoiqu’il en soit, il va devoir prendre ses responsabilités. En effet, les nouveaux régimes des retraites seront le dernier « gros dossier » avant les présidentielles de 2012. Pour le président français, c’est « quitte ou double ». Soit il propose le régime qui ne provoque pas la contestation généralisée, soit il peut se poser des questions quant à sa réélection dans deux ans. Jusque là , personne, en France, de gauche comme de droite, n’a réussi à proposer de système valable à long terme. En 1993, Edouard Balladur a augmenté la durée de cotisations de 37,5 ans à 40 avec un calcul sur les 25 meilleures années au lieu de 10. En 2003, François Fillon l’a faite passer à 41 ans jusqu’en 2012 tout en alignant le régime du public sur celui du privé. Pour l’instant, Nicolas Sarkozy n’a certifié qu’une seule chose : le niveau des pensions ne sera pas augmenter. Pour le reste, le patronat s’est donné six mois. Le compte à rebours est lancé.
Gary Grenier
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Halloween: Madoff toujours aux affaires !
HALLOWEEN : MADOFF TOUJOURS AUX AFFAIRES !
NEW YORK I Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, les Américains se feront peur déguisés en « escroc du siècle », Michael Jackson ou encore Barack Obama.
Même condamné à 150 ans de prison, Bernard Madoff n’a pas fini d’effrayer…et de ruiner les Américains ! Pour Halloween, le masque créé à son effigie figure parmi les meilleures ventes de costumes. Au pays de l’oncle Sam, les fabricants ont déjà livré 18'000 déguisements du terrible boursier. Une façon pour petits et grands de traverser, avec humour et quelques dollars, la période de crise économique.
Parmi les autres masques qui font fureur, figure celui de Barack Obama…en vampire ! Avec ses yeux sanglants et ses dents aiguisées, « Barackula » s’est aussi vendu par milliers en quelques semaines. Plus populaire que les portraits en latex de son épouse Michelle et d’Hillary Clinton, le masque du président américain rivalisera cependant avec celui de Michael Jackson, décédé en juin dernier. 25 ans après le hit « Thriller », dont le clip a été tourné dans un cimetière, impossible de ne pas rendre hommage au roi de la pop le 31 octobre au soir. Mais voilà , jamais une effigie de star n’eut été aussi effrayante et de mauvais goût. Lui-même adepte des masques, « Bambi » aurait de quoi se retourner dans sa tombe…
Fête très populaire depuis les années 30 aux Etats-Unis, Halloween pousse les familles à (se) dépenser pour rendre leurs maisons et leurs jardins des plus épouvantables. Selon la Fédération Nationale de la Distribution, le budget moyen des Américains pour la fête est passé à 56 dollars contre 66 en 2008. Une baisse des ventes qui devrait donner à Halloween une image encore plus terrifiante.





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